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Les fournisseurs de machines à sous ont réalisé un deuxième trimestre catastrophique sur le marché en dur des États-Unis et du Canada. Leurs ventes ont en effet chuté de 5,6 % entre le 1er avril et le 30 juin. La situation se révèle paradoxale étant donné l’intérêt grandissant des juridictions fédérales pour les jeux de hasard. De plus en plus d’états américains choisissent en effet de légaliser leur marché physique et digital.

Paradoxe

La société d’audit Eilers & Krejcik Gaming a récemment publié un rapport passionnant sur les ventes de machines à sous. Le document concerne le marché nord-américain, incluant les États-Unis et le Canada. Les chiffres montrent une baisse de 5,6 % du nombre de machines à sous physiques vendues aux différents établissements légaux sur le deuxième trimestre. Au total, 19 475 unités ont été écoulées entre le 1er avril et le 30 juin. Les réactions restent modérées concernant ces résultats. Il faut dire qu’ils sont en accord avec les tendances concernant le chiffre d’affaires des machines à sous. Celui-ci a en effet enregistré une baisse importante durant cette période. Du coup, les opérateurs ne semblent pas être intéressés par un renouvellement de leur parc. Malgré tout, il convient de s’intéresser de près à l’origine de cette chute. Elle est en effet en contradiction avec la libéralisation des marchés locaux dédiés aux jeux de hasard. Elle pourrait donc être assimilée à une pré-crise du secteur.

Fin de la croissance

Aux premiers abords, la situation du marché nord-américain n’a rien d’inquiétant. Cependant, elle devient urgente lorsque l’on se penche en détail sur les chiffres. Sur les 19 475 machines à sous vendues, 17 500 sont de simples remplacements. Les achats expansionnistes quant à eux ne s’élèvent qu’à 2 000 unités sur le deuxième trimestre. Cela correspond à une chute de 67 % par rapport à l’exercice précédent. Cette baisse montre clairement un ralentissement de l’activité. Pour le moment, personne n’a tiré la sonnette d’alarme. Cependant, tout le monde attend impatiemment les chiffres du troisième trimestre. Ils seront publiés le 30 septembre. En tout cas, si cette tendance se poursuit sur cette période, les opérateurs devront rapidement trouver une solution au risque de faire faillite.

Les applications pour le gambling sont interdites sur les marchés destinés aux logiciels mobiles. Malheureusement, certaines firmes malhonnêtes parviennent à faire accepter leur produit en masquant leurs véritables fonctionnalités. La contre-attaque commence cependant à s’organiser du côté d’Apple et Google. Les deux géants auraient d’ailleurs déjà débusqué les plus lucratives.

Des centaines d’applications illégales

Le marché asiatique présente une forte demande en matière de jeux d’argent. Cette tendance a donné des idées aux sociétés peu scrupuleuses. Elles ont décidé de développer et de vendre des applications mobiles destinées au jeu. Malheureusement pour elle, la politique de Google et d’Apple est claire. Les deux opérateurs ont choisi d’interdire les logiciels de ce genre sur leur magasin digital. Pour continuer à profiter de ce secteur particulièrement rentable, les studios de développement ont du trouver d’autres moyens. La solution la plus commune qu’ils ont choisi d’utiliser consiste à travestir leur produit pour qu’il passe les contrôles effectués par Google et Apple. Concrètement, l’application affiche une fausse interface lors de leur soumission pour approbation.

Une fois le test passé, les développeurs procèdent à une mise à jour qui transforme complètement le logiciel.La technique semble efficace puisque certaines applications ont réussi à se faire télécharger jusqu’à 100 000 fois. Une partie a même atteint le top 100 des logiciels les plus populaires. Les sociétés à l’origine de ces logiciels ont pu profiter de cette faille pendant plusieurs mois. Heureusement, les chercheurs de Trend Micro ont mis en lumière leur petite magouille.

La guerre est déclarée

Si les logiciels frauduleux pouvaient encore passer les contrôles de Google et Apple au début de l’année, force est de constater qu’ils rencontrent désormais une résistance. Les deux opérateurs ont en effet décidé d’investir davantage dans le contrôle des logiciels soumis à leur magasin digital. Il était d’ailleurs temps qu’ils prennent une initiative pour endiguer le phénomène. À noter qu’une application de jeux d’argent a réussi à se faire télécharger 440 000 fois avant d’être découverte et retirée par Apple. La guerre est donc déclarée contre les sociétés qui souhaitent proposer des logiciels de jeu illégaux. Malheureusement, tant qu’il y aura une demande pour ce type de produits, les fraudeurs trouveront toujours un moyen d’y répondre.